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Les législateurs de l'UE doivent agir maintenant pour garantir la protection continue des enfants

19 mars 2026

Le 19 mars, Snapchat a rejoint Google, LinkedIn, Meta, Microsoft et TikTok pour appeler à une extension de la dérogation de l'UE en matière de confidentialité électronique.

En tant qu'entreprises technologiques, nous sommes profondément préoccupés par l'échec des négociations de l'UE visant à garantir la protection continue des mineurs contre les abus sexuels sur les enfants. Laisser expirer le 3 avril la base juridique de la dérogation en matière de confidentialité électronique, en vigueur depuis 2021, est irresponsable. Elle doit être étendue.

L'inaction réduira la clarté juridique qui a permis aux entreprises depuis près de 20 ans de détecter et de signaler volontairement les matériels connus d'abus sexuels sur des enfants dans les services de communication interpersonnelle, laissant les enfants en Europe et dans le monde entier avec moins de protections qu'auparavant.

La détection volontaire de CSAM par comparaison de hachages est un outil éprouvé qui joue un rôle essentiel dans les enquêtes policières, car elle permet d'identifier les cas d'abus d'enfants en cours et d'empêcher la diffusion de contenus illégaux et extrêmement préjudiciables. 

La technique de comparaison de hachages, utilisée depuis longtemps dans l'ensemble du secteur, repose sur la création d'empreintes digitales irréversibles pour identifier les CSAM connus. En comparant ces hachages uniques à une base de données sécurisée contenant des éléments déjà identifiés, le système garantit une détection de haute précision tout en respectant les principes de confidentialité. 

En entravant la détection de ces contenus scandaleux, on prive le secteur des outils dont il dispose pour protéger les enfants et on risque de laisser tomber les victimes de ce crime odieux. 

Nous exhortons les législateurs européens à s'accorder rapidement sur la marche à suivre en matière de détection volontaire de CSAM dans les services de communication interpersonnelle et à permettre le maintien des outils existants destinés à protéger les mineurs.  Il serait irresponsable de ne pas le faire. 

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